La vie est belle !

Learning the Art of French Flute Playing (en français)

I really wanted to finish this post weeks ago, but as life works out, as usual, my blog has been taking the back seat. I am endeavoring to change this! This community is important to me and I feel as though I have lost touch and I need to start over from square one.  Anyway, for those of you who are still “out there”, here is my perspective on my week at the “5th Annual Intensive Flute Session : The Art of French Flute Playing with Nicolas Duchamp” in Westhampton, NY, in June.  (This is the version en français. Click here for the English version!)

 

 

Le 3 -8 juin 2017

Westhampton, NY

Il faut que je raconte cette histoire afin de ne pas l’oublier. Après avoir eu un voyage assez bizarre dans le bus (qui n’était pas impressionnant! ) je suis arrivée à Westhampton, où j’ai logé dans un atelier d’une vraie artiste!

Au début, j’ai essayé d’écrire cette histoire comme un journal, avec beaucoup de détails mais finalement, ce n’est pas une bonne manière de la raconter. Cette semaine était en fait comme un morceau de musique. Elle a commencé en douceur puis, elle a gagné en intensité et à la fin on a retrouvé un état d’esprit plus calme. J’ai ajouté un petit “Coda” à Manhattan après, ainsi qu’une petite introduction.

INTRODUCTION

J’ai commencé le voyage dans un avion pour aller à NYC. J’ai passé le premier soir à Manhattan où j’ai marché sans but. J’ai trouvé par hasard la pizza “numéro un” de NYC au “food fair” dans un square. Après un délicieux repas que j’ai mangé dehors en regardant les passants, je suis rentrée à l’hôtel où j’ai bien dormi.

Le lendemain, je suis sortie de l’hôtel pour rencontrer Nina (une autre étudiante) dans l’autobus “Hampton Jitney.” J’ai eu un moment de stress quand je me suis rendue compte que cette compagnie avait fait une erreur avec ma réservation. Enfin, j’ai eu un siège à côté de Nina et on s’est mis à discuter, à la grande désapprobation du monsieur assis derrière nous. Franchement, on ne m’a jamais sommée de me taire, même pas quand j’étais petite!  Tant pis. On a parlé tout doucement et j’ai eu pitié de lui car il ne doit pas savoir profiter ni de la vie ni de ses amis.

Quand nous sommes arrivées à Westhampton, j’ai envoyé un message au prof. Puis, le prof et la propriétaire de la maison où nous allions loger pour la semaine sont venus nous chercher à la gare.  Il a vérifié que mon niveau de français était suffisant car tout le monde parlait français la plupart du temps.

THÈMES ET VARIATIONS

Tout d’abord, voilà le site “officiel” du cours de flûte auquel  j’ai assisté en juin: http://frenchfrenchfluteintensive.weebly.com  Ainsi, mes chers lecteurs, vous pourrez avoir une petite idée de ce dont je parle dans ces pages.

Après nous être installés dans nos chambres, c’était l’heure de déjeuner.

Timidement, je suis arrivée en bas. C’était une expérience toute nouvelle pour moi. Je ne savais pas à quoi m’attendre.

Les repas – L’âme d’une artiste est toujours artistique. Je me suis aperçue que même dans sa cuisine, notre hôtesse me semblait être quelqu’un qui faisait quotidiennement des choses incroyables sans aucun effort. Tout du moins, sans aucun effort visible. Une salade verte, de la soupe, du saumon fumé…très simple mais élégant. Simple. Élégant. Vert. Local. Les repas étaient pleins d’énergie et ils aidaient à enlever petit à petit le stress de la vie quotidienne. C’était ainsi qu’on a commencé ce séjour d’immersion dans le monde de la musique…et de la langue française!  On a mangé tous ensemble trois fois par jour et discuté “à bâtons rompus.”  C’était génial !

Dining together with our prof and our hostess…génial !

La Musique – Après ce repas magnifique, on a commencé à jouer. Pour ma part, au début j’étais un peu nerveuse au début ! C’était la première fois que je jouais devant mon prof en “face-à-face.” Or, la chose la plus intéressante dans une “master-class”, c’est qu’on joue devant le prof mais également devant les autres étudiants. Cependant dans le cas présent, il n’y avait que Nina et moi, c’était donc pour moi un début doux dans ce format.

stress-free atmosphere for learning!

Le format – La master-class est un format où les étudiants apprennent tous ensemble avec un musicien très connu. Tous les étudiants écoutent et observent pendant que le prof s’occupe d’un étudiant à la fois. Chacun à son tour on joue devant le prof quelque chose qu’on a préparé, soit une étude soit un morceau de musique. Le prof donne des conseils pour mieux l’interpréter ; cela comprend souvent des anecdotes à propos du compositeur, des démonstrations sur certains passages et des commentaires sur les erreurs fréquentes. Même si ce n’est qu’une définition pas très intéressante, c’est l’esprit du séjour. Dans ce stage, puisqu’il n’y avait que deux étudiantes, on a eu deux sessions par jour, où l’on a travaillé beaucoup de choses y compris des exercices, des gammes, la manière de travailler un passage difficile, etc.

Check out the dog above, listening intently to our lessons.

L’atmosphère – J’ai su tout de suite que ce serait une atmosphère détendue. Nous étions censés être quatre, mais puisque deux étudiants s’étaient désistés au dernier moment, il n’y avait que Nina et moi. C’est ainsi que tout le monde parlait français. Alors, pour moi, c’était une occasion unique. Si j’avais voulu essayer d’organiser une expérience d’immersion aussi parfaite, je n’y serait pas arrivée. De plus, dehors il faisait gris et il a plu presque toute la semaine, ce qui fait que l’on n’est pas sortis de la maison. C’était une vraie retraite musicale. Tout compte fait, le hasard fait bien les choses.

Notre prof est très actif comme instructeur, il marchait autour de nous, jouait de la flûte pour nous montrer des choses, et quelques fois jouait même juste derrière nous afin qu’on puisse entendre le son. Le salon où avait lieu nos leçons était une partie d’une grange transformée en maison. J’ai pu presque toucher le son quand il m’a survolé. J’ai fait des erreurs et le prof m’a corrigée par me donner des images et des exemples qui m’ont aidée à trouver mon propre son.

De cette façon, j’ai commencé à comprendre la grande différence entre Skype et le “live”. J’ai commencé également à comprendre qu’il y aurait des choses qui seraient vraiment “dévoilées” musicalement pendant mes cours.

On a commencé tout doucement, en jouant des notes longues. C’était pour trouver un ton centré, penser à notre respiration, découvrir comment envoyer les notes quelque part…

J’étais surprise la première fois quand le prof a pris sa flûte et a joué tout près de moi. Cette sonorité riche et chaleureuse m’a beaucoup touchée même si ce n’était qu’une gamme. À ce moment-là, j’ai vraiment compris que j’avais une occasion unique de m’améliorer. Voilà un prof qui a un talent pour communiquer sa passion de la musique, surtout celle de la musique française. J’étais époustouflée par l’idée d’être entourée de cette atmosphère toute la semaine.

 

L’apprentissage – Pour s’améliorer, la chose la plus importante, c’est de trouver un prof avec qui on a un bon rapport, et qui convient à notre style d’apprentissage. J’ai eu beaucoup de profs de flûte dans ma vie, des flûtistes talentueux ! Mais quand j’étais jeune, je n’avais pas la maturité pour apprécier ces moments et puis, je n’avais pas réussi à rencontrer un prof dont la manière d’enseigner était la meilleure pour moi.

J’ai dû attendre. Maintenant que j’ai la quarantaine, je suis enfin prête à apprendre quelque chose de profond sur la musique. De plus, j’ai trouvé un prof dont le style d’enseignement est parfait pour moi.

Finalement, on peut dire que l’enseignement est avant tout de la communication. Il y a un milliard de façons de dire la même chose, mais si on peut trouver ce qui vous parle, c’est le secret de l’enseignement.

Le Programme – Chaque matin, après le petit-déjeuner, on commençait la première session. Il y avait deux sessions par jour, le matin et l’après-midi. Elles étaient faites dans le salon, avec nous trois, (Prof) Nicolas, Nina et moi. Chaque fois, on commençait par jouer des gammes et des exercices, parfois tous ensemble, parfois l’une après l’autre. On a appris comment travailler les notes longues, les gammes ou bien les célèbres “Grands Exercices Journaliers de Mécanisme” de Messrs. Taffanel et Gaubert, pour avoir des bases solides. Après cela, on travaillait les morceaux de musique qu’on avait préparés. L’après-midi, après avoir déjeuné et parfois après une petite sieste, on a travaillait des trios, des autres morceaux, etc. Le but était de faire un “salon-concert” à la fin de la semaine où on a joué pour des amis de notre hôtesse. Nos journées se terminaient vers 21h après avoir dîné ensemble. Pendant ces repas, j’étais enchantée d’écouter les histoires que les autres racontaient.

Bref, on a fait cela durant les six jours : on a joué, on a appris, on a discuté, on a bien mangé, on s’est reposé et on a donné un petit concert très agréable à la fin du séjour.

Nicolas Duchamp, Nina, et moi

Le Résumé – Je voudrais bien vous faire partager l’atmosphère de cette semaine, mais c’est impossible avec des mots.  Quand on apprend la musique, c’est parfois comme apprendre à faire atterrir un avion. On essaie une centaine de fois et finalement, quelque chose “fait tilt” dans le cerveau. Une fois qu’on a eu la sensation, on peut enfin essayer à la reproduire.  Voilà quelques impressions choisies “au hasard” :

J’ai envoyé au chien des notes… Il les a reçus avec intérêt ! … C’est une audience qui m’a apprécié ! …

Sois détendue…ne craint pas de reculer un peu et puis essayer à nouveau…

Sois constructive au travail…”Qu’est-ce que tu fais, toi ? Pourquoi ? Quel est le but de cet exercise-ci ?” … Ah, je commence à percevoir comment je dois utiliser l’air… il faut retenir cette sensation ! … J’ai une image de la fenêtre en haut du salon, près du ciel … Chaque matin, je me suis fait réveillée par les chansons des oiseaux … Je me suis inspirée de l’art qui était partout dans cette maison …

Westhampton birds…they were playing music every morning!

Les “smoothies” verts sont très bien comme petit déjeuner, ils donnent beaucoup d’énergie au cerveau pour apprendre … 

Et la dernière impression : J’ai eu une occasion unique, j’ai goûté un monde dont je ne savais pas qu’il existait… c’était une vraie source d’inspiration pour moi et je suis si contente d’avoir profité de ces cours !

CODA

Après ce stage merveilleux, et après six jours de tranquillité, j’ai décidé de passer un jour de plus à Manhattan, “toute seule.”  J’ai raconté ce jour (cliquez ici) sur mon blog.  Ce jour-là était l’opposé de la semaine à Westhampton, car NYC est une ville pleine d’activité, “la ville qui ne dort jamais.”  Si vous en avez l’occasion, je vous conseille vivement de passer une journée à Manhattan tout(e) seul(e). C’était une expérience extraordinaire !

Mes chers lecteurs, avez-vous eu une expérience d’apprentissage comme ça ? Qui sont des profs “magnifiques” dans votre vie? Dites-moi dans les commentaires! J’aimerais avoir vos histoires!

 

Liens:

http://www.frenchfluteteacher.com

http://gaubertvivantproject.weebly.com

http://www.roseline-koener.com

http://designedbynina.weebly.com

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5 Responses to “Learning the Art of French Flute Playing (en français)”

  1. evelyneholingue

    Wow! Comme on dit ici. Tout d’abord chapeau pour votre français absolument impeccable. Vraiment superbe. Je ne joue pas d’instrument de musique, mais j’adore la musique et deux de mes enfants sont musiciens. Je comprends donc assez bien les sentiments dont vous parlez. J’adore aussi Manhattan et je suis d’accord. C’est une ville merveilleuse pour y passer du temps seul ou seule. Et de s’y perdre.
    Mon prof magique est une femme qui était ma prof de français pendant deux ans au collège. C’est elle qui m’a donné envie d’écrire un jour. Elle était si différente des autres profs. Jeune mais aussi très artiste. Je voudrais la revoir pour le lui dire. Les profs peuvent avoir un rôle si important dans nos vies.
    Encore bravo pour ce billet magnifique écrit dans ma langue natale, aussi bien et souvent mieux que beaucoup de français ne l’auraient fait.

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    • jetgirlcos

      Merci Evelyne. Bien sûr que mes profs de français m’ont aidé avec cet article, mais je pense que je m’améliore chaque jour. Fantastique que votre prof de college vous a inspiré et maintenant je peux lire vos livres 🙂 C’est important d’avoir des profs comme ça pour les jeunes. On est si influençable à cet âge…

      Liked by 1 person

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  2. Le Génie

    Comment savais-tu que je raffole des chants d’oiseaux, quel réveil matin naturel ! :=)
    Toutefois, dommage que je n’ai pu entendre le son du petit concert où trois oiseaux à bec fin jouait la fin du jour (du stage)… le gentil chien a eu plus de chance…
    Quant à rencontrer une bonne fée pour m’orienter dans la vie, je dois avouer que je suis un autodidacte mais que je suis né sous une bonne étoile pour compenser..
    Pour l’instant, mon petit canari de 6 mois gazouille ce qui me suffit amplement pour apprécier la vie…..
    Quand j’ai lu ton post de “alone to Manhattan” , je me suis demandé ce qui se passerait pour moi si j’étais seul dans une ville aussi incroyable …. alors chapeau bas à toi !!!

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